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dificulté incontinant obeir aux commandemens que mes cousins, duc de Montpensier 0et prince de La Roche sur Yon, vous feront de par le Roy mon filz, et nous estans à Paris, ayant obey, vous ferons con­gnoistre comme vous aymons et desirons vous laisser à nostre partement en toute seureté, laquelle ne vous desire moings que pour la personne de mes enffans^, n Signé : CATHERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au doz est escript :
A Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
t Mons'Du Drac, plaise vous trouver, ce jour d'huy, deux heures de rellevée précisement, en l'Hostel de ceste Ville pour oyr la lecture des lectres du Roy et de la Royne, à nous envoiées et receues, ce jour d'huy, et sur icelles donner advis; sy vous prions de­rechef n'y voulloir faillir, n
Pareilz mandemens à mess's les Conseillers de lad. Ville..
Ced. jour, en Assemblée, ce jour d'huy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, à deux heures précisement de rellevée, pour oyr la lecture des lectres du Roy et de la Royne, à nous envoyées et receues, ce jour d'huy, et donner advis sur icelles, en laquelle se sont trouvez :
Mons1, d'Athis, mons' Hennequin, mons' de Ra­venel, mons' de Villabry, mons' de Jumeauville, mons' de Chambourcy, mons' Du Guay, sire Jehan Crocquet, sire Pierre Crocquet, mons' Le Lievre, mons' Tanneguyn, mons' Le .Sueur, mons' Le Prebstre, mons' L'Escalopier, mons' Marcel, mons' le Prevost;
A esté conclud par lad. compaignye que l'on est prest de obeyr au Roy en tout et partout.
"Sire, suivant la lectre qu'il vous a pleu nous envoyer par Marcel et Le Sueur, Eschevins de ceste Ville, et parolle de bouche que Vostre Majesté leur a dict pour nous dire, nous avons esté vers messei­gneurs les duc de Montpensier et prince de La Roche sur Ion qui nous ont faict entendre vostre volunté
(|) Cette lettre est imprimée, d'après noire registre, dans le r '2) Le texte porte de au lieu de que.
DU BUREAU                                               [i563]
pour le faict des armes pour estre niises en l'Hostel de la Ville, et l'intention de Vostred. Majesté, ce que nous avons communicqué en l'assemblée des Conseilllers, là où s'en est trouvé la meilleure par­tye, qui ont tous esté d'advis avecq nous de obeir en tout à Vostred. Majesté, ce que esperons de faire, et nous mesmes commencer des premiers des lundi; Dieu aydant, il a esté aussy bonne compaignye vers mesd. s's de Montpensier et prince de la Roche sur Ion, qui ont tous promis le semblable, ainsy qu'ilz vous pourront faire entendre, et esperons,led. jour dc lundi, nous acheminer à l'intention de Vostre Majesté, laquelle nous esperons qu'elle nous conservera tous­jours, selon que nous le mandez, et comme estans asseurez que nous tenez tousjours prestz à obeir à voz commandemens, selon que sommes tenuz de faire et délibérons tout le temps de nostre vye.
"Sire, nous supplions le Createur vous donner l'entier accomplissement de tous voz bons désirs. C'est de vostre ville de Paris, ce quatriesme Sep­tembre 1563.^
Et au dessoubz est escript :
Voz tres humbles et tres affectionnez subjectz et servi­teurs, les Prevost des Marchans et Eschevins de vostre ville de Paris.
Lettres a la Royne à lad. fin.
"Madame, nous avons receu les lettres missives du Roy et de vous par Marcel et Le Sueur, Eschevins de ceste Ville, et entendu, tant par vostre lettre comme de ce qu'ilz nous ont dict de bouche, labonne volunté que'2' Vostre Majesté nous porte, et par le moyen de l'obeissance que espérez de nous, laquelle trouverez en nostre endroict, telle quel'enffant doibt à la mere el que tous bons subjectz doibvent à leur Roy, et pour l'effect de vosd. lettres, vous pourrez scavoir l'acheminement qui a esté prins au logis de messeigneurs les duc de Montpensier et prince de La Roche sur Ion pour le faict du commandement des armes, auquel nous esperons obeir les premiers, oultre ce qu'ilz ont congneu de une bonne compai­gnye qu'ilz ont mandez, qui tous ont promis d'obéir, ainsy que pourrez veoir par la lettre que nous escrip-vons au Roy et que mesd. s™ vous pourront mander. Mais, Madame, nous supplions Vostre Majesté nous voulloir conserver, selon que nous et ce peuple es-
:ueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 89.